[StartMeUp] 3D-TEX, l’automatisation au service du tissu économique local

3D-TEX est dans les starting blocks pour relancer le circuit court et l’industrie textile en France ! Cette jeune pousse prometteuse participe en ce moment même à la deuxième promo 2020 de StartMeUp by Le Poool. Rencontre avec Basile Ricquier, Gwendal Michel et Marc Sabardeil, à la tête de ce projet.

Le « Made in France ». C’est ce qui motive ces trois collègues, passionnés par le prêt-à-porter et convaincus qu’une production locale vaut son pesant d’or pour l’économie française. Pour cela, Basile Ricquier, Gwendal Michel et Marc Sabardeil ont conçu 3D-TEX. Leur démarche : relocaliser l’industrie textile de façon entièrement automatisée, en faisant notamment intervenir les dernières technologies de fabrication 3D.

Une initiative responsable et durable

Les fondateurs de 3D-Tex

Gwendal Michel, Marc Sabardeil et Basile Ricquier

L’idée commence à germer dans l’esprit de l’équipe il y a près de cinq ans. L’élément déclencheur ? « De plus en plus de Français favorisent le bio et le circuit court. C’est d’ailleurs une démarche qui nous concerne à titre personnel, et nous nous sommes dit qu’il était temps de l’appliquer au secteur de la fabrication textile », se souvient Basile Ricquier.

Déterminée à contribuer au développement commercial de cette structure, l’équipe de 3D-TEX planche sur la création d’une gamme de produits fabriqués en Bretagne. « Nous avons vite réalisé que le savoir-faire artisanal se faisait rare dans de nombreux ateliers en raison de la délocalisation de l’industrie du prêt-à-porter. Elle s’explique par le prix de la main d’œuvre, la concurrence toujours plus forte, et des promotions permanentes outre les soldes et le fameux Black Friday », souligne Marc Sabardeil.

L’ambition de redynamiser le tissu économique local se fait donc de plus en plus ressentir. Les trois collègues sont formels : ils tiennent à être acteurs de la fabrication française, pour le marché national. Pour cela, ils misent sur un mode de production faisant intervenir les dernières technologies 3D. Celles-ci permettront alors une fabrication rapide, responsable, en quantités raisonnables et, accessoirement, au juste prix pour les marques et les enseignes de prêt-à-porter comme pour les consommateurs. L’usine fabriquera environ 100 000 pièces de tricot par an, en 3D. Elle proposera, dans un second temps, une diversité d’applications innovantes dans les secteurs de la santé, des transports ou encore du sport.

La recherche d’investisseurs, point d’orgue du projet 3D-TEX

Après le concept, l’approfondissement et la motivation viennent les besoins de financement. Si Basile Ricquier et Marc Sabardeil ont déjà de l’expérience en tant qu’entrepreneurs, c’est surtout la partie investissement qui constitue un défi pour les trois startupers. Basile Ricquier poursuit : « Nous avons été mis en relation avec Michel Gad, responsable de l’accompagnement et de l’accélération au sein du Poool. Nous l’avons contacté, et il nous a proposé son aide dans le cadre de StartMeUp ».

C’est ainsi que 3D-TEX rejoint la deuxième promotion 2020 de StartMeUp. Grâce à ce programme, la startup est en mesure d’identifier les soutiens locaux et les possibilités de financement dont elle peut bénéficier. Basile Ricquier résume : « Notre budget global est estimé à 2,6 millions d’euros, un projet industriel de taille sur le plan de l’investissement. Nous devons donc agir en connaissance de cause. Pour cela, nous tenons à être accompagnés par les collectivités, l’ADEME (Agence de la Transition Ecologique), la Région Bretagne, la CCI et le Poool. Autant de maillons indissociables de l’écosystème. Par ailleurs, nous sommes activement à la recherche d’un partenaire industriel qui pourrait investir à nos côtés ».

Un planning bien ficelé

À ce jour, 3D-TEX a lancé sa phase de recherche de financement et souhaite la clôturer d’ici la rentrée 2020. L’achat des machines est prévu pour décembre 2020, et l’aménagement de l’usine — à Saint-Malo — en avril 2021. Enfin, la production devrait débuter l’été prochain.

Outre le matériel high-tech, l’activité de 3D-TEX repose également sur le recrutement de nouveaux talents. Gwendal Michel tient d’ailleurs à le souligner : « Le concept intègre nécessairement l’expertise de modélistes 3D et de techniciens formés aux dernières technologies, pour la mise en place des procédures et l’ajustement des produits ».

En réduisant les délais d’échantillonnage avec la modélisation 3D, l’entreprise sera performante grâce à sa rapidité d’exécution. Une réactivité rendue possible par la modernité des procédés, des équipements et de la technologie utilisée.

Des ambitions internationales… toujours en faveur du local !

Et 3D-TEX aspire déjà à valoriser son engagement au-delà des frontières françaises ! L’objectif, à moyen terme, est de faire croître l’activité de l’usine en investissant dans plus de machines de confection de vêtements en 3D. Et ce, dans le but d’implanter et d’équiper plusieurs usines à l’international, afin qu’elles servent leurs marchés locaux.

C’est donc une entreprise animée par la responsabilité sociale et environnementale qui s’apprête à voir le jour. Compte tenu du contexte et de la perpétuelle remise en question de nos modes de consommation, quelque chose nous dit qu’elle file un bon coton !