EuroRennes : la tech dans la ville !

Après trois années de travaux, la gare de Rennes dévoile enfin son nouveau visage. Car aujourd’hui, nous avons participé à l’inauguration de son ouvrage flambant neuf. Bien plus qu’un lieu de passage où transitent les voyageurs, la gare de Rennes est un véritable outil économique qui œuvre pour l’attractivité de notre territoire.

L’ouverture de la LGV Rennes-Paris en était le premier pas, suivi de la reconfiguration de la gare et de son quartier : EuroRennes. Et les entreprises qui s’y sont installées, parfois bien avant le début des travaux, contribuent à leur mesure à la vie de ce quartier et de la ville tout entière. Nous avons rencontré trois d’entre elles : Cherry Biotech au travers de Jérémy Cramer, CEO, Niji avec Frédéric Payen, Directeur de la communication et la Fédération française du bâtiment en présence de Nicolas Lebon, Secrétaire Général.

EuroRennes, un lieu de vie

Cherry Biotech est installé depuis 2016 rue Gurvand, à deux pas de la gare. Son métier ? « Proposer des solutions alternatives aux tests sur les animaux, pour prédire les effets des molécules des médicaments sur le corps humain », précise Jérémy Cramer. Un positionnement fort, engagé par peu d’entreprises dans le monde. Ainsi, Cherry Biotech accueille régulièrement des chercheurs et des clients de l’industrie pharmaceutique ou cosmétique venus des quatre coins du globe.

Pourquoi EuroRennes ? « Nous avions la possibilité de nous installer en périphérie de Rennes, mais nous n’envisagions pas d’excentrer et de faire voyager davantage nos hôtes en provenance d’Afrique du Sud, d’Inde, des États-Unis… EuroRennes est un véritable lieu de vie, à proximité du centre, où nous tissons des liens hors des murs de nos bureaux. » Autant d’arguments qui ont fait pencher la balance. Cherry Biotech est très attaché à son quartier… Mais aussi à la Bretagne : « si l’entreprise est née à Paris, nous sommes aujourd’hui 100% bretons. » La raison principale : un terreau riche pour la recherche scientifique et un écosystème qui favorise l’émergence de startups en région.

Un quartier innovant dans sa mixité 

Même constat pour Niji : la centralité d’EuroRennes est un argument phare pour y poser ses valises. L’entreprise bretonne, spécialiste de la transformation numérique, compte 850 collaborateurs partout dans l’Hexagone. Et fait de ses nouveaux locaux un point fort pour recruter et motiver ses talents. « Nous installer à EuroRennes permet de faciliter les échanges avec nos clients, et entre nos différentes implantations en France», note Frédéric Payen.

Il ajoute : « EuroRennes est un quartier mixte, qui accueille des entreprises bien sûr, mais aussi des services, des logements. Et c’est un atout pour Niji, car nous proposons à nos collaborateurs un environnement de travail extrêmement agréable. » En forte croissance depuis trois ans, Niji compte recruter une cinquantaine de collaborateurs d’ici l’automne — lorsque l’entreprise occupera ses nouveaux locaux à EuroRennes.

Un Centre de Ressources Numérique du Bâtiment 

Toujours dans le quartier, et toujours dans la transition numérique, la Fédération Française du Bâtiment Bretagne met à disposition, depuis près de deux ans, son centre de ressources numériques mobile. L’objectif ? Accompagner les entreprises du secteur dans leur transformation digitale, et plus particulièrement dans la modélisation 3D des plans. « Une révolution pour ces acteurs économiques, mais aussi pour toute la sphère éducative. Et ce mouvement est inéluctable », souligne Nicolas Lebon, Secrétaire Général de la FFB Bretagne.

En fil rouge, c’est bien la montée en compétences des professionnels du bâtiment qui est en jeu. Comme l’indique Nicolas Lebon, c’est aussi et surtout « construire et rénover plus vertueusement, grâce au numérique. »