IA, souveraineté, passage à l’échelle : les sujets qui ont animé les allées de VivaTech et les bretons présents
Plusieurs jours de vadrouille dans les allées de VivaTech. Des rendez-vous, des échanges improvisés, des démonstrations, des discussions parfois très techniques, parfois très simples aussi. Et un sentiment qui s’est ancré peu à peu : on n’est plus dans la phase de découverte de l’IA. C’est la phase d’exécution. Les entreprises ne s’interrogent plus sur le fait que leurs métiers soient transformés. Elles se demandent comment ménager cette transformation avec leurs équipes, leurs contraintes, leurs systèmes existants.
Et surtout : comment éviter de subir le mouvement.
Trois sujets qui reviennent partout
- Passer de l’expérimentation à l’échelle
Beaucoup d’entreprises ont testé. Certaines ont même déjà intégré des briques IA.
Mais le débat n’est plus là. Le vrai questionnement, c’est : comment industrialiser sans que l’organisation se rompe ? Et c’est souvent là que les discussions deviennent beaucoup plus pragmatiques : data, intégration, compétences internes, gouvernance.
- Souveraineté technologique : un sujet devenu opérationnel
Jamais la souveraineté technologique ne s’est autant invitée dans le débat public. D’un sujet majeur pour les grands groupes jusqu’à un casse-tête à résoudre pour les startups et PME : la dépendance aux technologies étrangères, le choix des infrastructures, la cybersécurité, la maîtrise des données…
On ne parle plus seulement de vision européenne. On parle de décisions d’architecture.
- L’humain reste le point de tension principal
Derrière tout projet IA, il y a toujours la même question, sous-jacente : comment on embarque les équipes ?
Ce n’est pas la technologie qui bloque. C’est la transformation des pratiques, des rôles, des repères. Et c’est souvent ce sujet-là qui fait la différence entre un pilote et un déploiement réel.
Une Bretagne très présente dans la dynamique
Cette année encore, les entreprises bretonnes ont brillé à VivaTech. Parmi les sociétés du territoire présentes pour exposer, pitcher ou simplement se connecter avec l’écosystème : UrbanThink Platform, Glimps, Arkane Technologies, Kapptivate, Quiet-Oceans, Riot Security, TompAero, Digital4Better, Label4Ai, Cailabs, Treebal, Ochy, Moustache AI, Liksi, Ilo Robot, Opalimpact, 2050 Analytics… et bien d’autres encore.
Du côté de la French Tech, nouveauté cette année : un Village pour les startups membres du réseau. Des dizaines d’entités ont pu présenter leur travail au travers de ce stand. Pour l’écosystème rennais, on y retrouvait Daspren, Winnovmed, Gwenlake et Nanocode. Mais aussi Sekoia, toute fraîchement annoncée au palmarès du French Tech 120, le dispositif qui référence les 120 startups françaises les plus prometteuses à l’export, susceptibles de devenir les futurs géants de la tech.
Une belle reconnaissance, et une belle vitrine collective.
Au-delà de leur entité, ce qui se distingue avant tout, c’est cette énergie collective : celle d’un territoire qui vient exposer ses solutions, mais qui profite aussi pour établir des connexions, du terrain, et des opportunités pour scaler son activité. (pour découvrir toutes les entreprises présentes dans notre annuaire des membres, c’est par ici)
Un écosystème qui se construit aussi grâce à ses partenaires
Cette dynamique ne s’invente pas. Elle repose sur un réseau d’acteurs qui facilitent ces déplacements et ces échanges : le CIC, Orange, le Village by CA, les institutions publiques telles que l’INPI, BPIFrance ou encore l’Université de Rennes 1.
Leur rôle dépasse le soutien : ils interviennent dans la structuration même de ces temps forts, dans la façon de construire un réseau, et dans le réseau d’activation de l’écosystème sur territoire !
Et maintenant ?
Ce que nous retenons surtout de cette édition 2026, c’est qu’aucune entreprise ne progresse seule sur ces sujets.
L’IA pose bien sûr des questions techniques. Mais aussi d’organisation, de souveraineté, de sécurité, d’évolution des métiers. En 2026, nous souhaitons poursuivre la création de lieux où dirigeants, experts, entrepreneurs et acteurs du territoire peuvent échanger leurs expériences, confronter leurs points de vue pour s’enrichir mutuellement. Il faut pour cela des communautés qui se parlent davantage, des retours d’expérience concrets, des échanges entre pairs et des temps pour approcher des questions de fond comme la souveraineté, la sécurité ou l’IA responsable. Ces enjeux sont au cœur des objectifs du Poool pour ces prochaines années.
Parce qu’après tout, face à de tels changements aussi rapides, l’intelligence collective demeure sans doute notre meilleur levier, et de cela notre écosystème est riche !