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[StartMeUp] BlueMarket, la marketplace qui réconcilie économie et écologie

 Ils se sont rencontrés à l’INSA Rennes et rêvaient d’entreprendre ensemble : Arnaud Moulin et Guillaume Vailland ont créé fin 2021 BlueMarket, une place de marché dédiée au réemploi de coproduits industriels. Ou comment réemployer le matériel et les pièces avant qu’ils ne soient jetés dans les bennes, pour l’économie locale et l’environnement.
Tous deux ingénieurs, Arnaud Moulin et Guillaume Vailland ont emprunté des voies professionnelles différentes, qui font aujourd’hui la richesse de leur startup. Quand le premier a évolué dans l’industrie 4.0 à un poste d’avant-projets, le second a obtenu un doctorat en informatique et a travaillé sur des technologies innovantes telles que l’intelligence artificielle et la réalité virtuelle. De ces parcours complémentaires est né BlueMarket, au carrefour des technologies innovantes, des enjeux économiques et écologiques.

Le réemploi dans l’industrie : une démarche win-win-win

[StartMeUp] BlueMarket, la marketplace qui réconcilie économie et écologie
De gauche à droite : Arnaud Moulin et Guillaume Vailland

Arnaud Moulin partage : « Nous l’avons constaté dans nos expériences professionnelles : on ne retrouve pas que des déchets dans les bennes des industriels, mais aussi du matériel amorti, du stock dormant, des appareils électriques ou électroniques, bref des équipements ou des petites pièces (visserie, pièce mécanique notamment) qui peuvent être directement réemployés par d’autres. » Les deux associés ont alors une idée : mettre en relation ceux qui ont ces objets dans leurs bennes avec ceux qui en auraient besoin — entreprises, établissements scolaires, associations. « Nous avons pour ambition de réduire les coûts et l’aberration écologique du recyclage de ces produits quasi neufs, qui sont retraités pour fabriquer à nouveau des produits neufs ».
Pour les industriels, l’intérêt est multiple : « Ces entreprises peuvent vendre une bonne partie de ce que nous appelons les coproduits : c’est un gain financier immédiat, mais aussi un gain sur le coût global de ces objets. Dans un contexte où l’approvisionnement de certains matériaux ou équipements devient difficile, c’est également un gain pour l’activité économique. Enfin, l’impact écologique d’une telle démarche est direct : l’industriel pourra ainsi réduire sa production de déchets et enrichir son bilan environnemental. »

La technologie au service du réemploi industriel

La première maquette de la plateforme, développée en interne, va être testée par un panel d’utilisateurs dès mars — « des entreprises déjà intéressées par notre outil », dévoile Arnaud Moulin. Pour cette V0, une réflexion globale est menée avec les industriels pour écourter au maximum le temps passé sur l’interface. « Nous connaissons bien les industriels, et nous savons qu’ils ont peu de temps. Aussi, notre interface a été pensée pour que nos utilisateurs trouvent ce qu’ils cherchent le plus rapidement possible. » Deux axes de travail sont concernés : l’eXpérience Utilisateur, en ajustant le webdesign aux parcours de navigation, et la recherche intelligente rendue possible par des algorithmes d’intelligence artificielle, pour proposer des coproduits adaptés aux utilisateurs selon leur profil. « Nous prévoyons d’alimenter une base de données de coproduits par modèles, pour faciliter la complétion des fiches des items à vendre. » Arnaud Moulin précise : « Le maillage territorial est essentiel : nous voulons que les acheteurs s’approvisionnent en coproduits à la fois disponibles et à proximité. »
Côté fonctionnalité, les industriels pourront accéder à un tableau de bord complet de l’impact écologique issu de la vente de leurs coproduits : « plusieurs indicateurs RSE personnalisables seront ainsi à leur disposition, pour évaluer les flux de réemploi, l’économie de CO2, les interactions avec leurs partenaires et les gains financiers. »
BlueMarket, en quête de nouveaux bêta-testeurs, sera déployée dès le mois de mars prochain à l’échelle du bassin rennais pour s’étendre rapidement à la région Bretagne. « Nous ambitionnons de rayonner dans toute la France au deuxième semestre 2022. Et pourquoi pas à l’international… »  Bon vent à eux !

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