Matinale Tech For Good : l’innovation au service du bien commun

Le 28 mai dernier, nous organisions notre Matinale « tech for good » — et nous remercions Orange Labs de nous avoir accueillis dans ses locaux ! Les acteurs de tous horizons (PME, grands groupes, startups, acteurs publics, associations, grandes écoles…) sont venus nombreux explorer ensemble ce sujet de société.

La tech for good, en deux mots (ou presque !)

Notre invité, Augustin Courtier, cofondateur de l’association Latitudes, en parle très bien : « La tech for good est un mouvement de fond qui vise à questionner l’utilisation des technologies au service de l’intérêt général. Et chacun a son rôle à jouer : entreprises, associations, structures publiques, écoles, citoyens… » Ou comment s’approprier la technologie pour répondre aux enjeux planétaires actuels — environnementaux, sociaux, et pas seulement économiques.

« La technologie n’est ni bonne, ni mauvaise, ni neutre. Il s’agit de prendre conscience de ses impacts, que nous voulons positifs, pour orienter les nouvelles technologies et adapter celles qui existent déjà. » Le mouvement tech for good va bien au-delà de la réflexion : il se matérialise par des actions concrètes. Par exemple ? « Nous travaillons main dans la main avec des écoles et des universités pour changer la façon dont les technologies sont enseignées au sein de leurs cursus ». Ainsi, Latitudes et les responsables pédagogiques de huit écoles œuvrent à infuser l’esprit tech for good au travers de conférences, d’ateliers et de projets technologiques concrets pour des associations et des entreprises sociales.

La tech for good par les grands groupes

Nombreux grands groupes développent des stratégies de RSE s’appuyant sur les nouvelles technologies.

À La Matinale « tech for good », deux exemples nous ont été présentés. Alban Martin, directeur de la communication et de la responsabilité sociale d’entreprise chez Orange Grand Ouest, a présenté une synthèse de la politique RSE et les actions de la fondation Orange. François-Benjamin Remazeilles, associate partner chez Devoteam, a illustré comment la tech for good peut avoir un impact positif sur la marque employeur et l’épanouissement des collaborateurs, mais aussi comment elle peut servir le business.

Deux startups à sensibilité tech for good

Laurie Louvet et Sophie Tardivel, respectivement fondatrices de Leeve et de Doptim, ont présenté leur startup lors de cette matinale. Deux entreprises a priori différentes, mais qui tendent vers le même objectif : répondre à des enjeux de société… pour une technologie résolument positive.

La première startup, Leeve, a conçu une application de rencontres linguistiques. Ou comment tisser de nouveaux liens avec celles et ceux qui pratiquent la même langue que soi, native ou acquise, à l’endroit précis où l’on se trouve. « Notre application vise à faciliter l’intégration des expatriés, et à favoriser les échanges interculturels. Pour les particuliers bien sûr, mais aussi les entreprises ou encore les écoles », explique Laurie Louvet. Leeve compte déjà 15 000 utilisateurs.

La seconde, Doptim, a pu exposer sa solution Geneafinder pour les généalogistes amateurs : « nous mettons à disposition de tous des technologies a priori réservées aux initiés : l’intelligence artificielle et le big data. » Car pour Sophie Tardivel, « la généalogie apparaît comme un besoin vital […] Elle permet aux individus de retracer leur histoire familiale, pour trouver leur place et mieux s’ancrer dans le présent. » Cependant, la technologie a ses limites éthiques : « nous refusons d’intégrer des données liées à l’ADN. Car nous ne sommes pas à l’abri qu’elles soient utilisées à l’encontre de ces mêmes personnes ou de leur famille. »

Une posture claire, adoptée par la startup : « dès sa création, Doptim s’est impliquée dans le Breizh Data Club. Cette association organise toute l’année des conférences ouvertes à tous, sur la technologie et les usages, pour enrichir la réflexion citoyenne. »

 

Vous voulez (re)vivre La Matinale « tech for good » ? Le replay est disponible ici !