Hello my name is…. Gwenaëlle Quenaon-Hervé

Gwenaelle Quenaon Herve, entrepreneure du digital à RennesPassionnée, engagée, convaincue… S’il fallait se limiter à trois mots pour dresser le portrait de Gwenaëlle Quenaon-Hervé, ce serait sans doute ceux-ci. Entrepreneure du digital aux prémices de l’Internet grand public, elle a co-fondé RegionsJob en 2000 — rebaptisé HelloWork en 2018.

À la faveur d’un échange téléphonique, Gwenaëlle Quenaon-Hervé a partagé avec nous son parcours, ses aventures professionnelles, ses passions, sa vision. Cerise sur le gâteau : elle sera notre « Maîtresse de cérémonie » lors de La Digital Tech Conference, le 6 décembre prochain !

Saisir l’opportunité

C’est presque aussi simple que cela. Son diplôme de droit tout juste en poche, Gwenaëlle Quenaon-Hervé saisit une opportunité offerte par son ancien maitre de stage — qui n’était autre que Guillaume Semblat. « J’ai toujours voulu être avocate, et travailler en profession libérale. Quand Guillaume m’a fait part de son idée (créer un site local d’offres d’emploi), j’ai tout de suite accepté. » Pourquoi ce pivot ? « Parce que j’avais très envie de tenter l’aventure. En 2000, tout était à inventer dans le digital. » Elle s’était aussi fixé des objectifs : « il faut croire en ses convictions, et se donner à fond pour y arriver. Mais pas à n’importe quel prix. Nous avions clairement défini notre investissement en temps et en argent. Si le projet ne décollait pas dans ce délai et avec ce budget, je pouvais reprendre ma route initiale. »

À l’heure où nous écrivons ces lignes, le succès de RegionsJob n’est plus à démontrer : de trois associés (Gwenaëlle Quenaon-Hervé, Guillaume Semblat et Jérôme Armbruster) à son lancement, HelloWork compte 250 collaborateurs et peut se targuer de recevoir la visite de 4 millions d’internautes chaque mois. L’entreprise est d’ailleurs devenue un groupe, avec l’acquisition de sociétés et l’ouverture de son capital aux plus grands titres de presse dans l’Hexagone — Le Télégramme.

L’utilisateur, au cœur de l’innovation

C’est l’une des recettes de la croissance exponentielle de RegionsJob : « notre ambition était locale avec OuestJob.com, que nous avons décliné ensuite sur 8 sites, tous locaux. » Mais avant de lancer leur produit, les associés se sont frottés au terrain, en allant au contact direct de leurs futurs utilisateurs, dans les entreprises et dans les écoles. Les questionner, comprendre leurs besoins, leurs usages.

« C’est fondamental : on peut être intimement persuadé d’une idée, mais il faut la tester auprès des utilisateurs — finaux, et non pas des amis. Pour ensuite définir une road map claire, des risques acceptables… Et adresser l’innovation au bon moment. » Ce qu’a fait RegionsJob au fil des années : « nous avions en stock des solutions innovantes que nous avons choisi de ne pas sortir, ou de sortir plus tard, lorsque l’utilisateur n’était pas prêt. »

Donner du sens

Être utile, participer au changement et donner du sens à ses actions : c’est ce qui porte depuis toujours Gwenaëlle Quenaon-Hervé. « Avec RegionsJob, nous avons modifié la façon dont les entreprises recrutent et dont les candidats recherchent un emploi. Nos sites, et le web en général, ont changé la donne : c’est plus simple, moins cher… et plus transparent. Impossible pour les entreprises et les candidats de ne pas l’être, car tout peut être vérifié, recoupé. En somme, nous avons participé à rééquilibrer le rapport de force entre recruteur et candidat. »

Aujourd’hui, Gwenaëlle Quenaon-Hervé partage tout ce qu’elle a appris et expérimenté pendant ses 16 années à RegionsJob — qu’elle a quitté fin 2015, pour créer Fortyfive un an plus tard. Mentor et advisor, elle conseille et accompagne startups et entreprises en phase de création ou de lancement de nouveaux projets. En parallèle, elle donne du temps, bénévolement, aux startupers qui en ont besoin : « c’est mon mécénat à moi. Pouvoir aider des primo-entrepreneurs qui ont peu de moyens, c’est tout aussi galvanisant ! »