Hello my name is… Guillaume Despagne

Quelques années avant l’arrivée des tablettes et des smartphones, le commerce en ligne faisait son apparition. Avec lui, le début de la dématérialisation et ses enjeux sécuritaires : saisie et stockage d’informations personnelles, vérification de l’identité des acheteurs, signature de contrats… C’est dans ce contexte que Guillaume Despagne a planché avec son collègue Marc Norlain sur un outil facilitant aussi bien les transactions dès l’identification des clients que la tâche des vendeurs. Ce qui devait être une solution pour simplifier la souscription dématérialisée est devenue une technologie de pointe. C’est ainsi qu’est née ARIADNEXT, une pépite de l’écosystème technologique breton. L’entreprise rayonne aujourd’hui en France, en Espagne, en Roumanie en Pologne et depuis peu en Allemagne. Immersion.

Apporter une dimension sécuritaire à l’innovation

Après un parcours dans l’audit financier, c’est au sein de la direction commerciale de SFR que la carrière de Guillaume Despagne prend une dimension plus technique. Son rôle : conseiller et accompagner son équipe dans le développement de projets innovants.

En cours de route, il rencontre Marc Norlain, mobilisé au sein de la direction de lutte contre la fraude chez SFR à Rennes. Il explique : “nous avions la même mission : simplifier la souscription des abonnés de façon dématérialisée. Ma fibre commerciale me poussait à vouloir apporter au conseiller une solution pour vendre rapidement et efficacement. Marc, lui, devait sécuriser le périmètre en limitant les risques de fraude lors des souscriptions”. Il ne leur en faut pas plus pour allier leurs deux visions. Action, réaction ! Ils développent des supports et du matériel pour numériser des documents et attribuer aux clients de SFR une identité électronique. Leur solution décroche une certaine notoriété dans le domaine des télécommunications.

Après avoir été sélectionnés au concours d’innovation i-Lab, Guillaume Despagne et Marc Norlain s’associent et cofondent ARIADNEXT en 2010. L’entreprise prend ses quartiers au cœur de la pépinière de Rennes Atalante.

Les cofondateurs d'Ariadnext

Guillaume Despagne et Marc Norlain

Dans l’ADN d’Ariadnext, il y a…

une bonne dose de confiance. C’est une véritable clef de voûte pour les clients d’ARIADNEXT et pour leurs utilisateurs en bout de chaîne. Guillaume Despagne explique : “L’idée, dans tous les parcours de souscription de plus en plus digitaux, est de rendre ces services accessibles à tous en limitant le risque de fraude”. L’Europe s’en est d’ailleurs emparée avec le règlement eIDAS (Electronic ID Authentication and Signature), qui uniformise l’identification numérique des clients.

Ainsi, l’entreprise bretonne répond aux impératifs de plusieurs fournisseurs de services — loueurs de voitures, jeux en ligne, banques et autres opérateurs téléphoniques — nécessitant une souscription. La solution dessert trois priorités :

  • Identifier le client avec certitude avant de lui vendre un service,
  • Remplir le formulaire de manière rapide et sécurisée,
  • Vérifier les éventuels antécédents de fraude du client

Bien sûr, la technologie occupe aussi une place importante dans le développement des solutions d’ARIADNEXT. L’entreprise est d’ailleurs la seule en France à mettre ce type d’algorithmes au service de l’identification.

Grandir et agrandir l’équipe

ARIADNEXT compte aujourd’hui 80 collaborateurs — dont des ingénieurs et des docteurs en traitement d’image — et connaît une croissance de 40% par an depuis cinq ans. Côté projets, l’entreprise ambitionne de devenir fournisseur d’identité numérique. Et Guillaume Despagne d’ajouter : “l’Europe a été visionnaire avec eIDAS et c’est pour cela qu’on y reste. Les opportunités sont fabuleuses sur les territoires français et européens !

Prochaine étape : le recrutement de 55 nouvelles personnes pour rejoindre les bureaux de Rennes mais aussi d’Espagne, de Roumanie, de Pologne et d’Allemagne. D’ici 2021, ARIADNEXT s’installera aussi dans son propre bâtiment, un immeuble à l’image de l’entreprise au cœur de la zone des Champs Blancs, à Cesson-Sévigné. Il sera pourvu, entre autres, d’un espace de coworking, une délicate attention pour renvoyer l’ascenseur aux nouvelles pousses du Poool. Affaire à suivre !